Ce cours vous a présenté les principales figures de style grammaticales du français littéraire. Les exercices suivants vous invitent à reconnaître, analyser et corriger l’emploi de ces figures dans des phrases et extraits variés.
→ Voir le cours : Les figures de style grammaticales : cours completExercice 1 : Identifier la figure de style grammaticale
Complétez chaque phrase en indiquant le nom exact de la figure de style grammaticale illustrée, parmi celles étudiées dans le cours.
- « Il criait, il pleurait, il suppliait. » La répétition de la même structure syntaxique au début de chaque proposition s’appelle une ___ .
- « Un frisson, un murmure, un fracas. » La progression croissante d’intensité entre les termes est une ___ .
- « Il faut vivre pour écrire, et non écrire pour vivre. » Le croisement symétrique des deux éléments grammaticaux en miroir est un ___ .
- « À peine avait-elle parlé qu’un silence tomba. » Le déplacement du complément de temps en début de phrase suivi du sujet rejeté après le verbe est une ___ .
Correction
- « Il criait, il pleurait, il suppliait. » La répétition de la même structure syntaxique au début de chaque proposition s’appelle une anaphore.
- « Un frisson, un murmure, un fracas. » La progression croissante d’intensité entre les termes est une gradation.
- « Il faut vivre pour écrire, et non écrire pour vivre. » Le croisement symétrique des deux éléments grammaticaux en miroir est un chiasme.
- « À peine avait-elle parlé qu’un silence tomba. » Le déplacement du complément de temps en début de phrase suivi du sujet rejeté après le verbe est une inversion.
Exercice 2 : Reconnaître les figures dans des extraits littéraires
Pour chaque extrait, choisissez la figure de style grammaticale correctement identifiée parmi les quatre propositions.
- « Je vins, je vis, je vainquis. » — Quelle figure de style grammaticale cette phrase illustre-t-elle principalement, en tenant compte de l'absence de tout connecteur entre les propositions ?
- La métaphore, car les propositions juxtaposées établissent une comparaison implicite entre les trois actions accomplies.
- La litote, car les propositions juxtaposées atténuent volontairement la portée des actions pour en amplifier l'effet.
- Le chiasme, car les propositions juxtaposées inversent symétriquement leurs éléments syntaxiques deux à deux.
- L'asyndète, car les propositions juxtaposées sont reliées sans conjonction de coordination.
- « Et la mer et l’amour ont l’amer pour partage. » — Quelle figure grammaticale est ici à l’œuvre ?
- L'ellipse, car la conjonction « et » remplace des éléments syntaxiques volontairement supprimés dans la phrase.
- L'anaphore, car la conjonction « et » est placée en tête de chaque proposition pour créer un effet de reprise rythmique.
- La polysyndète, car la conjonction « et » est multipliée entre les éléments.
- L'asyndète, car la conjonction « et » est absente entre les éléments coordonnés de la phrase.
- « Rien. Jamais. » extrait de « Je t'ai cherché. Je t'ai attendu. Je t'ai aimé. Et puis, le silence. Rien. Jamais. » — Quelle figure principale caractérise les deux derniers mots, en raison de leur structure syntaxique incomplète ?
- La gradation, car ces deux mots organisent une progression logique et croissante vers un point culminant expressif.
- La métonymie, car ces deux mots désignent une réalité abstraite par l'un de ses attributs concrets sous-entendus.
- L'ellipse, car ces phrases grammaticalement incomplètes suppriment volontairement des éléments sous-entendus.
- L'oxymore, car ces deux mots associent des termes contradictoires pour créer une tension sémantique volontaire.
- « C'est toi qui décides. C'est toi qui choisis. C'est toi qui agis. » — Laquelle de ces analyses est correcte, en s'appuyant sur la répétition d'un même groupe syntaxique en tête de chaque proposition ?
- C'est une hyperbole : le groupe « C'est toi qui » exagère volontairement la responsabilité du destinataire pour produire un effet d'emphase démesurée.
- C'est un chiasme : le groupe « C'est toi qui » inverse symétriquement l'ordre des éléments entre chaque proposition pour créer un effet de miroir.
- C'est une litote : le groupe « C'est toi qui » atténue délibérément l'affirmation de chaque proposition pour en renforcer la portée implicite.
- C'est une anaphore : le groupe « C'est toi qui » est répété en tête de chaque proposition pour créer un effet d'insistance rythmique.
Correction
- L’asyndète, car les propositions juxtaposées sont reliées sans conjonction de coordination.
- La polysyndète, car la conjonction « et » est multipliée entre les éléments.
- L’ellipse, car ces phrases grammaticalement incomplètes suppriment volontairement des éléments sous-entendus.
- C’est une anaphore : le groupe « C’est toi qui » est répété en tête de chaque proposition pour créer un effet d’insistance rythmique.
Exercice 3 : Corriger l’analyse erronée d’une figure de style
Chaque phrase contient une erreur dans l’identification ou la définition d’une figure de style grammaticale. Récrivez la phrase entière en corrigeant l’erreur.
- « Il était fatigué, épuisé, anéanti. » est un exemple de chiasme, car les termes se croisent de façon symétrique.
- L’ellipse consiste à multiplier les conjonctions de coordination entre les éléments d’une liste pour ralentir le rythme de la phrase.
- « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. » est une anaphore, car la même structure grammaticale est répétée en tête de proposition.
- Dans « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. », Proust utilise une ellipse en supprimant le sujet pour aller plus vite.
Correction
- « Il était fatigué, épuisé, anéanti. » est un exemple de gradation ascendante, car les termes s’ordonnent selon une intensité croissante.
- La polysyndète consiste à multiplier les conjonctions de coordination entre les éléments d’une liste pour ralentir le rythme de la phrase.
- « Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger. » est un chiasme, car les deux groupes syntaxiques se croisent de façon symétrique en miroir.
- Dans « Longtemps, je me suis couché de bonne heure. », Proust utilise une inversion en plaçant le complément de temps en tête de phrase pour lui donner plus d’importance.
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