Ces exercices vous permettront de mobiliser vos connaissances sur les contraintes syntaxiques en français littéraire : inversion, ellipse, subordination et figures de style liées à la structure de la phrase.
→ Voir le cours : Les contraintes syntaxiques en français : cours completExercice 1 : Les contraintes syntaxiques : complétez les définitions
Complétez chaque phrase avec le terme ou la notion manquante, en vous appuyant sur les règles syntaxiques étudiées dans le cours.
- La technique qui consiste à modifier l’ordre habituel Sujet-Verbe-Complément pour insister sur un élément s’appelle l’___ stylistique.
- Dans la phrase « Il est parti. Elle aussi. », le procédé qui consiste à supprimer « elle aussi est partie » est appelé l’___.
- La figure de style qui repose sur une structure croisée en miroir du type A-B / B-A, comme dans « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », s’appelle le ___.
- Lorsqu’un auteur supprime les mots de liaison entre des propositions, comme dans « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu », il utilise la figure de style appelée l’___.
Correction
- La technique qui consiste à modifier l’ordre habituel Sujet-Verbe-Complément pour insister sur un élément s’appelle l’inversion stylistique.
- Dans la phrase « Il est parti. Elle aussi. », le procédé qui consiste à supprimer « elle aussi est partie » est appelé l’ellipse.
- La figure de style qui repose sur une structure croisée en miroir du type A-B / B-A, comme dans « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger », s’appelle le chiasme.
- Lorsqu’un auteur supprime les mots de liaison entre des propositions, comme dans « Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu », il utilise la figure de style appelée l’asyndète.
Exercice 2 : Identifier et corriger les erreurs d’analyse syntaxique
Chaque phrase contient une affirmation ou une analyse erronée concernant les contraintes syntaxiques. Réécrivez la phrase entière en corrigeant l’erreur.
- La phrase « Silence. Nuit noire. Personne. » est incorrecte en français littéraire car elle ne contient pas de verbe conjugué.
- Dans la phrase « Fort souffle le vent ce soir », l’ordre des mots est fautif et doit être corrigé en « Le vent souffle fort ce soir » dans tous les contextes.
- La phrase « Bien qu’il fût épuisé, il continua sa route jusqu’à l’aube » utilise la coordination, car elle relie deux propositions indépendantes.
- L’hyperbate est une figure de style qui consiste à répéter un même mot au début de plusieurs phrases consécutives.
Correction
- La phrase « Silence. Nuit noire. Personne. » est tout à fait acceptable en français littéraire : il s’agit de phrases nominales, utilisées pour créer un effet d’atmosphère ou d’intensité.
- Dans la phrase « Fort souffle le vent ce soir », l’ordre des mots résulte d’une inversion stylistique tout à fait admise en langue littéraire, où l’on peut modifier l’ordre Sujet-Verbe-Complément pour produire un effet expressif particulier.
- La phrase « Bien qu’il fût épuisé, il continua sa route jusqu’à l’aube » utilise la subordination, car la proposition introduite par « bien que » est une proposition dépendante de la principale.
- L’hyperbate est une figure de style qui consiste à ajouter un élément après une phrase qui semble déjà terminée, comme dans « Elle est belle, cette ville, et mystérieuse » ; c’est l’anaphore qui désigne la répétition d’un mot en début de phrase.
Exercice 3 : Reconnaître les procédés syntaxiques en contexte littéraire
Pour chaque extrait ou affirmation, choisissez la réponse correcte parmi les quatre propositions.
- Quelle figure de style est illustrée par la séquence suivante : « Il pleurait. Il criait. Il suppliait. » ?
- Le chiasme, car les éléments de la phrase sont disposés en ordre inversé et symétrique
- La métaphore, car une comparaison implicite est établie entre les actions du personnage
- L'anaphore, car le mot « Il » est répété en début de chaque phrase
- L'hyperbole, car l'intensité émotionnelle de la scène est volontairement exagérée
- En français littéraire, contrairement à l’anglais, le sujet peut être omis dans certaines structures stylistiques. Cette affirmation est-elle exacte selon le cours ?
- Oui, car le français et l'anglais partagent la même règle d'omission du sujet en contexte littéraire
- Oui, car le français littéraire autorise systématiquement l'omission du sujet à des fins poétiques
- Non, car en français le sujet est en général obligatoire, même si la langue littéraire joue parfois avec cette règle
- Non, car c'est en anglais que le sujet est obligatoire, alors qu'en français il est toujours facultatif
- Dans la phrase de Proust « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », quel effet produit la mise en tête de phrase de l’adverbe « Longtemps » ?
- Il fonctionne comme un connecteur logique qui annonce une relation de cause à effet dans le récit
- Il remplace le sujet grammatical et permet à Proust d'éviter l'emploi du pronom personnel « je »
- Il constitue une inversion stylistique qui met en relief la durée et donne un rythme particulier à l'ouverture du récit
- Il introduit une négation implicite qui contraste avec la suite du récit et crée un effet d'ironie
- Selon le cours, quelle est la principale différence entre le français littéraire et l’anglais littéraire en matière de marqueurs de niveau de langue ?
- Le français littéraire recourt principalement à des figures de style absentes de l'anglais, comme la métonymie et l'allitération
- Le français littéraire se distingue surtout par un vocabulaire d'origine latine, tout comme l'anglais littéraire qui privilégie les emprunts au français
- Le français littéraire se distingue surtout par des temps verbaux spéciaux comme le passé simple et le subjonctif imparfait, tandis que l'anglais marque le niveau soutenu essentiellement par des choix lexicaux
- Le français littéraire utilise davantage la voix passive que l'anglais, qui marque le registre soutenu par des structures syntaxiques complexes
Correction
- L’anaphore, car le mot « Il » est répété en début de chaque phrase
- Non, car en français le sujet est en général obligatoire, même si la langue littéraire joue parfois avec cette règle
- Il constitue une inversion stylistique qui met en relief la durée et donne un rythme particulier à l’ouverture du récit
- Le français littéraire se distingue surtout par des temps verbaux spéciaux comme le passé simple et le subjonctif imparfait, tandis que l’anglais marque le niveau soutenu essentiellement par des choix lexicaux
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